Extrait de la Charte Fédérale des Centres Sociaux et Socioculturels de France

 

« Le Centre Social et socioculturel entend être un foyer d’initiatives porté par des habitants associés appuyés par des professionnels, capables de définir et de mettre en œuvre un projet de développement social pour l’ensemble de la population d’un territoire.

 

Nos valeurs de référence :

 

-          la dignité humaine

Reconnaître la dignité et la liberté de tout homme et de toute femme est l’attitude première des acteurs des centres sociaux et socioculturels

 

-          la solidarité

Considérer les hommes et les femmes comme solidaires, c’est à dire comme étant capables de vivre ensemble en société, est une conviction constante des centres sociaux et socioculturels depuis leurs origines.

 

-          la démocratie

Opter pour la démocratie, c’est pour les centres sociaux et socioculturels, vouloir une société ouverte au débat et au partage du pouvoir.

 

Notre charte est l’expression de centres sociaux et socioculturels qui ont fait de leur adhésion volontaire à la fédération des centres sociaux et socioculturels de France un acte politique et stratégique.

 

En se fédérant, les centres sociaux et socioculturels font valoir, plus haut et plus fort, le sens et l’efficacité de leur propre action au bénéfice d’une société plus solidaire. »

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre Social doit répondre à certaines caractéristiques telles qu’elles ressortent :

 

Extraits : 

« Le Centre Social se caractérise par son rôle d’animation globale et locale, comme un lieu ouvert de rencontres et d’initiatives par l’offre de services et d’activités en réponse au besoin des habitants, par la concertation locale pour faciliter le développement social.

Le Centre Social est un équipement polyvalent à vocation territoriale. Il ne peut être défini à partir de clientèles particulières ni de missions spécialisées. Il favorise la participation des habitants à la vie sociale.

 

Il est caractérisé par 4 missions :

-          équipement de quartier à vocation sociale globale,

-          équipement à vocation familiale et pluri-générationnelle,

-          lieu d’animation de la vie sociale

-          support d’interventions sociales concertées et novatrices…

lesquelles doivent être exercées simultanément, coordonnées et animées par un « personnel qualifié ».

 

Pour répondre à ces missions, le Centre Social doit mettre en œuvre :

-          une animation globale, fonction transversale de ce soutien à l’animation de la vie locale et au développement social, garant de la spécificité du centre.

 

-          des actions collectives avec et pour les familles qui lui permettront, au vu d’un projet, d’obtenir une prestation de service supplémentaire « animation collective famille ».

 

-          la participation des habitants et l’échange social. »

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui reste vrai, à travers toutes nos misères, à travers toutes les injustices commises ou subies, c’est qu’il faut faire un large crédit à la nature humaine ; c’est qu’on se condamne soi-même à ne pas comprendre l’humanité, si on n’a pas le sens de sa grandeur et le pressentiment de ses destinées incomparables.

Cette confiance n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les crimes, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes de tout ordre, égoïsme des individus, égoïsme des castes, égoïsme des partis, égoïsme des classes, qui appesantissent la marche de l’homme, et absorbent souvent le cours du fleuve en un tourbillon trouble et sanglant. Elle sait que les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps, et que la nuit de la servitude et de l’ignorance n’est pas dissipée par une illumination soudaine et totale, mais atténuée seulement par une lente série d’aurores incertaines.

Oui, les hommes qui ont confiance en l’homme savent cela. Ils sont résignés d’avance à ne voir qu’une réalisation incomplète de leur vaste idéal, qui lui-même sera dépassé ; ou plutôt ils se félicitent que toutes les possibilités humaines ne se manifestent point dans les limites étroites de leur vie. Ils sont pleins d’une sympathie déférente et douloureuse pour ceux qui ayant été brutalisés par l’expérience immédiate ont conçu des pensées amères, pour ceux dont la vie a coïncidé avec des époques de servitude, d’abaissement et de réaction, et qui, sous le noir nuage immobile, ont pu croire que le jour ne se lèverait plus. Mais eux-mêmes se gardent bien d’inscrire définitivement au passif de l’humanité qui dure les mécomptes des générations qui passent. Et ils affirment, avec une certitude qui ne fléchit pas, qu’il vaut la peine de penser et d’agir, que l’effort humain vers la clarté et le droit n’est jamais perdu. L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.

 

Jaurès, discours à la jeunesse, Albi, 1903

 

 

 

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