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Les finances au service du projet
Orage sur Décines
L’analyse
des budgets des trois dernières années et du bilan financier nous permet de
faire l’analyse suivante.
Les
déficits cumulés des années 2004 et 2005 ont mis le centre dans une situation
assez difficile. Le premier objectif est donc de ramener l’équilibre financier
global de l’association, puis centre par centre, puis de retrouver un équilibre
d’exploitation stable. Objectif en cours de réalisation sur l’année 2006.
Le
bilan financier nous apprend, pour sa part, que si les problèmes de trésorerie
pratique semblent en cours de règlement, la situation de la trésorerie pose,
par centre, un problème.
En
effet, une grande partie de cette trésorerie est générée par l’excédent en fond
de roulement et ne repose que sur un décalage temporel. Ce qui pourrait être
parfait pour une entreprise (ne pas avoir de fonds propres immobilisés en
trésorerie) peut se révéler problématique pour un centre social (par exemple si
les financeurs opèrent un décalage dans les avances).
Il
convient donc de générer de la trésorerie propre, en limitant les
investissements au-dessous de la dotation aux amortissements et surtout en
essayant de dégager un excédent sur chaque exercice.
L’avenir
du centre dépend aussi et principalement de ses financeurs et si la commune
assure pour l’instant un soutien sans faille à notre association, des
inquiétudes grandissent quant aux financements de
Il
est important qu’au niveau même de notre association nous défendions la notion
d’animation globale, (c'est-à-dire la capacité des centres sociaux à produire
du lien social, « de l’inclusion » de par leur spécificité et non pas
action par action) comme le fait
Dans
ces conditions, le projet développé pour les quatre années à venir se fera
quasiment à budget constant, exceptés :
-
le projet de
garde petite enfance qui devra trouver un financement dans le cadre du nouveau
contrat enfance jeunesse ;
-
le poste
informatique, dont le financement est prévu dans la réorganisation de l’équipe.
L’Association se
voit investie par les pouvoirs publics d’une mission d’intérêt général. L’utilisation
de fonds publics s’assortit d’une exigence de résultats et par voie de
conséquence d’outils de contrôle de gestion.
L’Association
dispose de ressources humaines, financières et matérielles qui, loin d’être
illimitées, sont en voie de se raréfier, nécessitant dans tous les cas une
gestion rigoureuse. Si l’on croit au projet associatif, qui au-delà de ses
limites, demeure un lieu où peuvent s’exprimer des valeurs humaines profondes,
il faut tout mettre en œuvre pour le faire aboutir, et pour cela, mettre des
compétences à son service.
L’exigence
de professionnalisation du fonctionnement d’une association, ne va pas à
l’encontre de ses valeurs, mais doit, au contraire, permettre de mieux les
exprimer. La gestion financière devient dans ce cadre, un outil au service de
l’association et de son développement quantitatif et surtout qualitatif.
La
gestion financière est l’un des instruments qui doit participer et enrichir la
mise en œuvre des politiques et des orientations décidées par l’association.
La
gestion financière adaptée à l’association ou à l’établissement, consiste en un
certain nombre de décisions, qui vont être des décisions très stratégiques de
politique financière, de choix d’investissement, d’orientations budgétaires
jusqu’à celles purement techniques de gestion de trésorerie.
Dans
le même temps, dans l’espace d’investigation créative qui initie toute démarche
de développement, elle permet de définir les champs du possible, au-delà duquel
malgré sa richesse et son abondance tout discours projectif, prend le risque de
verser dans l’incantatoire. En rationalisant l’impondérable, elle autorise
l’expression de la créativité.
Mais
dans tous les cas, la démarche financière œuvre, tout en contrôlant les
risques, à l’amélioration de la rentabilité.
C’est
la valeur ajoutée produite par ce management qui permettra au monde associatif
d’apporter ce supplément « d’âmes » et d’humanité dont notre société
a chaque jour d’avantage besoin.